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Presse

La sortie de l'étude Deeptech Dynamics 2026, conduite par CentraleSupélec avec le soutien de Bpifrance et France Deeptech

publié le
17 March 2026

  • À l’occasion de l’European Deeptech Week organisée par Bpifrance, CentraleSupélec annonce la publication de la première édition de l’étude Deeptech Dynamics, réalisée en partenariat avec Bpifrance et France Deeptech. Cette initiative est destinée à mieux comprendre les facteurs de succès et les obstacles auxquels les startups sont confrontées. Objectif : sensibiliser les différentes parties prenantes - et notamment les investisseurs - aux spécificités des jeunes pousses deeptech pour mieux les accompagner en vue d’un changement d’échelle.

  • En effet, à l’heure où l’écosystème deeptech français entre dans une phase de maturation et d’accélération, une nouvelle grille de lecture des trajectoires d’innovation propres aux entreprises deeptech est nécessaire pour accélérer la croissance de l’écosystème européen. Et ce, dans un contexte où 15 % des startups deeptech - appelées dans l’étude « World Builders » - captent 40 % des montants levés, témoignant d’une inégale répartition des financements entre les startups selon leur nature et d’une nécessité d’affiner les critères qui président aux choix d’investissement pour assurer un déploiement équilibré du plan Deeptech piloté par Bpifrance.

Un engagement historique de CentraleSupélec en faveur de l’innovation et de l’entrepreneuriat deeptech

Grande école de référence en sciences de l’ingénierie et des systèmes, CentraleSupélec joue depuis plusieurs années un rôle de premier plan dans le soutien au développement de l’entrepreneuriat technologique et de l’innovation en France et en Europe. L’établissement encourage activement ses étudiants, chercheurs et alumni à transformer leurs travaux scientifiques et leurs idées en projets entrepreneuriaux capables de répondre aux grands défis technologiques, industriels et sociétaux contemporains.

Cet engagement se traduit par la mise en place d’un dispositif complet d’accompagnement des projets de startups dans la deeptech, couvrant l’ensemble des étapes de leur développement : de l’idéation à l’accélération, en passant par l’incubation et le financement. Dans cette logique, CentraleSupélec a ainsi créé il y a 5 ans (en 2021) l’accélérateur 21st by CentraleSupélec dédié aux entreprises innovantes, qui a accompagné plus de 100 startups deeptech depuis son lancement. De même, l’école a également lancé CentraleSupélec Venture, un fonds d’investissement destiné à soutenir les projets entrepreneuriaux issus de son écosystème. Résultant de ces dispositifs :  

  • 1 276 startups fondées par des alumni  
  • 10 licornes, représentant une valorisation cumulée de 82 milliards d’euros
  • 172 startups deeptech créées par des alumni
  • 50 scale-ups présentes dans les programmes FrenchTech 2030 et Next40/120

Dans le cadre de cette dynamique, l’école développe, par ailleurs, de nouvelles initiatives partenariales chaque année visant à renforcer les synergies entre acteurs académiques, industriels et institutionnels. En 2024, CentraleSupélec a notamment lancé le programme de formation Deeptech+ LAUNCH, en partenariat avec l’ESSEC Business School et Systematic Paris Région, afin d’accompagner la création et le développement de startups deeptech en île-de-France.

Un poste d’observation privilégié pour comprendre les trajectoires d’innovation des startups deeptech

Cet engagement auprès des entreprises innovantes place CentraleSupélec et son accélérateur 21st à un poste d’observation privilégié des jeunes pousses deeptech et des obstacles auxquels elles sont confrontées dans le cadre de leur croissance. C’est à l’aune de ce positionnement que l’école a pu identifier des trajectoires types de développement des startups deeptech, dont les cycles d’innovation, les besoins de financement et les dynamiques de marché diffèrent souvent de ceux des startups technologiques conventionnelles.  

À titre d’exemple, elle a pu faire le constat que les World Builders, les startups qui ne se contentent pas d'entrer sur un marché mais qui doivent construire simultanément leur technologie, leur chaîne de valeur et leur écosystème (ex. Mistral AI, Alice & Bob, Verkor, Innovafeed, etc.), captent 40 % des fonds investis alors qu’elles représentent seulement 15 % des projets, et lèvent en moyenne 26 millions d'euros en SEED, soit 8 à 9 fois plus que d’autres catégories. Un diagnostic qui témoigne d’une inégale répartition des fonds entre les startups selon leur nature et de la nécessité d’affiner les critères qui président aux choix d’investissements. Et ce, pour soutenir de manière équilibrée le déploiement du plan Deeptech porté par Bpifrance et refléter la diversité des innovations développées.  

C’est dans cette perspective que CentraleSupélec publie l’étude Deeptech Dynamics réalisée en partenariat avec Bpifrance et France Deeptech qui vise à apporter aux entrepreneurs, investisseurs, structures d’accompagnement et décideurs publics de nouvelles clés d’analyse et de réflexion autour du secteur. Fondée sur l’analyse quantitative d’une cohorte de 240 startups, ainsi que sur un cycle d’entretiens approfondis conduits auprès d’une quarantaine de dirigeants de scale-ups deeptech et de fonds d’investissement spécialisés, l’étude met en évidence les limites des approches traditionnelles d’analyse des startups deeptech, fondées principalement sur une segmentation sectorielle (santé, spatial, défense, alimentation, etc.) et sur la profondeur des ruptures technologiques proposées.  

Le « Deeptech Quadrant », un nouveau référentiel d’analyse pour « scaler » la deeptech

Pour mieux appréhender les facteurs qui président au passage à l’échelle des entreprises deeptech, l’étude propose une nouvelle matrice d’analyse - le Deeptech Quadrant - qui distingue quatre grandes familles d’entreprises aux caractéristiques bien distinctes.  

  • Les Performers, qui développent des innovations s’inscrivant dans la continuité de standards technologiques existants afin d’en améliorer les performances.
  • Les Transformers, qui reposent sur des technologies de rupture capables de transformer profondément une filière industrielle.
  • Les Explorers, dont les technologies doivent progressivement identifier et structurer leurs marchés d’application.
  • Les World Builders, qui portent des innovations susceptibles de constituer les fondations de nouveaux secteurs industriels et de nouvelles chaînes de valeur.

Ces nouvelles catégories d’entreprises constituent un « nouvel atlas de l’innovation deeptech » et sont appelées à devenir le nouveau socle de réflexion et d’analyse de tous les acteurs de l’écosystème (incubateurs, investisseurs, universités, pôles d’innovation, etc.) en France et en Europe. En effet, la mise en place progressive d’un référentiel partagé permettra à terme de construire des stratégies d’accompagnement et d’investissement sur-mesure en fonction des marchés visés et du type d’innovation développée par les jeunes pousses. Un jalon essentiel pour atteindre, dans les années qui viennent, l’ambition européenne de faire émerger sur son sol une nouvelle génération de leaders technologiques au rayonnement mondial.  

« En contribuant à une meilleure compréhension des dynamiques propres aux entreprises deeptech grâce à une réflexion construite à rebours des approches consacrées des fonds, des entrepreneurs et des incubateurs, l’étude Deeptech Dynamics vise in fine à favoriser l’émergence et la croissance d’un plus grand nombre de startups portant des innovations de rupture capables d’atteindre une viabilité industrielle et économique durable. Au-delà de cette première édition de l’étude, nous avons l’ambition de construire un Observatoire européen de la deeptech qui aura vocation, à terme, à permettre une comparaison entre les différents marchés de l’UE, afin d’avoir une vision holistique des bonnes pratiques à l’échelle du continent. », commente le Dr. Rodolphe Rosier, Directeur adjoint de l’innovation et de l’entrepreneuriat de CentraleSupélec et auteur de l’étude Deeptech Dynamics.  

« La deeptech est au cœur de la dynamique portée par le plan France 2030 pour transformer l’excellence scientifique française en innovations industrielles à portée mondiale. À travers le soutien apporté à cette étude imaginée et conçue par CentraleSupélec avec l’aide de Bpifrance, France Deeptech souhaite contribuer à une mise en lumière de la diversité des trajectoires de croissance des startups et à accélérer l’émergence de champions technologiques capables de répondre aux grands défis de souveraineté et de compétitivité de notre économie. », ajoute Romain Roullois, General manager de France Deeptech.  

« La deeptech européenne est massivement montée en puissance ces dernières années. Pour passer à l'échelle, elle doit attirer de nouveaux acteurs, industriels et financiers, qui ne la connaissent pas encore bien. Cela suppose qu'elle gagne en lisibilité. Chez Bpifrance, nous avons toujours cru que la transparence et le partage de données sont des leviers essentiels pour y parvenir : on ne peut pas attirer ce qu'on ne sait pas expliquer. Le référentiel proposé par CentraleSupélec n'est pas prescriptif, mais il contribue à construire une culture commune, une grille de lecture partagée entre entrepreneurs, investisseurs et industriels. C'est exactement ce que nous cherchons à faire à l'European Deeptech Week : créer les conditions pour que ces acteurs se comprennent, se parlent et construisent ensemble. Nous sommes fiers de soutenir les initiatives de nos partenaires qui poussent dans ce sens. », conclut David Boujo, Directeur du développement deeptech chez Bpifrance.

A propos de CentraleSupélec - www.centralesupelec.fr  

Née en 2015 de la fusion de l’École Centrale Paris (1829) et de Supélec (1894), CentraleSupélec est l’une des grandes écoles de référence en sciences de l’ingénierie et des systèmes. Établissement public membre fondateur de l’Université Paris-Saclay, elle forme chaque année plus de 5 400 étudiants sur quatre campus en France (Paris-Saclay, Metz, Rennes et Reims) et compte un réseau d'alumni exceptionnel à travers le monde.  

Dotée de 18 laboratoires et équipes de recherche, l’école s’appuie sur un écosystème unique d’innovation et de transfert technologique, fort de 3 000 entreprises partenaires et de plus de 1 270 startups dont 10 licornes cumulant 82 milliards d’euros de valorisation.  

Résolument ouverte sur le monde, CentraleSupélec accueille 25 % d’étudiants internationaux et collabore avec plus de 170 universités partenaires parmi les plus prestigieuses à l’international. Présidente du Groupe des Écoles Centrale, elle supervise également les écoles Centrale de Pékin, Hyderabad et Casablanca.  

Portée par un plan stratégique ambitieux, et capitalisant sur son ADN industriel et les fortes relations qu’elle entretient depuis l’origine avec le monde socio-économique, l’école entend doubler le flux de ses diplômés entre 2022 et 2032, et renforcer son impact sur les grands enjeux de société : transitions écologique et énergétique, souveraineté nationale et européenne, santé et qualité de vie.

A propos de l’accélérateur 21st - http://www.centralesupelec.fr/entrepreneuriat  

Accélérateur d’impact, 21st by CentraleSupélec accompagne étudiants, chercheurs et entrepreneurs dans le développement de startups deeptech, de l’idéation au passage à l’échelle.

Ancré dans l’ADN entrepreneurial de CentraleSupélec, à l’origine de nombreuses success stories en France et à l’international, 21st accompagne chaque année plus de 200 projets à fort impact environnemental et sociétal, autour de trois grands domaines d’innovation : Climate & Biodiversity, au service de la transition climatique, en partenariat avec AgroParisTech, Health & Care, au service de la santé et de la recherche médicale Future of Industry, au service de la relance industrielle et de la souveraineté technologique, en partenariat avec l’institut DATAIA. Les startups accompagnées bénéficient d’un accès aux campus de Paris-Saclay et de STATION F, ainsi qu’à un écosystème unique combinant coaching stratégique, mentorat, financements, 18 laboratoires de recherche, plus de 400 enseignants-chercheurs et un réseau de 50 000 alumni.

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Agence BACKBONE