Climate and Biodiversity

AnotherWorld Bioscience

AnotherWorld Bioscience réinvente la chaîne de production des bioplastiques en faisant synthétiser des polymères directement par des microalgues.

Photo d'equipe d'AnotherWorld Bioscience, startup accompagnée par 21st by CentraleSupéle

Chaque année, plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde, avec plus de 90 % d'origine fossile et un taux de recyclage inférieur à 10 %. Les alternatives existantes restent marginales et n'ont pas changé la donne : elles coûtent trop cher à produire et dépendent d'intrants agricoles comme le sucre ou l'amidon.

AnotherWorld Bioscience réinvente cette chaîne de production en s'appuyant sur la photosynthèse. Ses microalgues synthétisent directement des polymères qui se dégradent en fin de vie au lieu de s'accumuler dans l'environnement, sans émettre de microplastiques persistants. En se passant de pétrole comme de sucre, la startup supprime la dépendance aux matières premières qui a empêché les bioplastiques de passer à l'échelle, avec pour objectif un coût compétitif avec celui des plastiques fossiles. Demain, le plastique ne sortira plus d'un puits de pétrole : il sera cultivé à la lumière.

Les bioplastiques ne représentent aujourd'hui que 1,5 % des plastiques produits dans le monde. Le premier terrain à conquérir est celui de l'emballage, qui absorbe à lui seul 44 % de la production mondiale, et qui est aussi l'usage où le plastique a la vie la plus courte : quelques minutes entre les mains du consommateur, puis des décennies dans l'environnement. Issus du CO2 et de la lumière, sans aucun intrant fossile ni agricole, les polymères d'AnotherWorld Bioscience sont conçus pour se dégrader en quelques mois à quelques années selon le milieu et l'épaisseur du produit, là où un emballage conventionnel se fragmente pendant des décennies.

La startup produit et vend la matière première. Sa résine PHA est livrée en granulés ou en poudre aux compoundeurs, qui la formulent selon les spécifications d'usage, et directement aux transformateurs qui la mettent en forme. En parallèle, elle travaille avec les marques et les fabricants, qui commercialisent les produits finis et arbitrent le choix du matériau. Cette double approche pousse la matière dans la chaîne de valeur tout en tirant la demande par l'aval, ce qui raccourcit les cycles de qualification et sécurise les premières commandes.

La prochaine étape

AnotherWorld Bioscience est en phase de pré-maturation, hébergée dans les laboratoires de la Biofonderie de l'Alliance Sorbonne Université. Son niveau de maturité technologique est TRL 3, avec une preuve de concept établie et des souches de microalgues brevetées produisant déjà du PHA en laboratoire. L'équipe optimise aujourd'hui leur productivité par biologie de synthèse, afin de préparer le passage du laboratoire au photobioréacteur industriel. Les prochains mois seront consacrés à la validation quantitative de cette production et au dimensionnement du prototype, avec l'appui de partenaires académiques et industriels spécialisés dans la culture de microalgues. Trois priorités structurent cette séquence : sécuriser les financements nécessaires au développement du prototype de photobioréacteur industriel, recruter les premiers salariés et constituer une équipe d'experts, et signer les premiers contrats de co-développement industriel.

Pourquoi 21st by CentraleSupélec ?

21st by CentraleSupélec accompagne AnotherWorld Bioscience sur la structuration de son modèle économique, la construction de son portefeuille client et la préparation de sa levée de fonds. En rejoignant la dernière promotion, la startup accède au réseau de partenaires industriels du programme, qui constitue son premier vivier de prospects, ainsi qu'à son réseau d'experts et aux laboratoires de CentraleSupélec et d'AgroParisTech pour le développement de ses matériaux.

Focus sur les cofondateurs

Victor Kreis CEO

Stéphane Lemaire CTO

Pierre Crozet CSO

#Deeptech #Bioplastiques #Microalgues #PHA #Photobioproduction

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